Rôle des professionnels de santé

Prévention et dépistage précoce de l'obésité infantile: deux préoccupations incontournables pour les professionnels de santé de l'enfance.

Les médecins de ville et de PMI sont en première ligne puisqu’ils sont systématiquement consultés dans le cadre du suivi systématique des enfants et lors de l’établissement des certificats de sports

Les médecins et infirmières scolaires sont partie prenantes dans cette prévention puisqu'ils peuvent eux aussi dépister et alerter les familles, et faire éventuellement le lien avec le médecin traitant

  • Il connaît bien les familles,et reste donc un interlocuteur privilégié en matière de prévention et de repérage des risques

 

  • Il  informe régulièrement les parents,  lors des visites systématiques, sur les bases de l’équilibre alimentaire et la nécessité d’une activité physique suffisante.

Les bonnes habitudes se prennent dès la petite enfance.

C'est donc dès la période de la diversification alimentaire que doivent être expliqués aux parents les besoins spécifiques de l'enfant, et les bases de l'équilibre alimentaire, en rappelant que le principe de santé reste prioritaire par rapport au principe de plaisir, qui reste fondamental. Rigueur et satisfaction des besoins de l'enfant ne signifient pas interdiction ou diabolisation mais mesure, équilibre et variété.  La suppression du désir qui résulte de la satisfaction immédiate des demandes de l'enfant s'avère préjudiciable pour la construction de la personnalité.

La distribution de "menus type"  imprimés peut aider les parents à s’y retrouver. (cf feuilles de route 6-9 mois, 9-24 mois, 2-3 ans, 3-10 ans).

 

Il faut être particulièrement vigilant dans les familles précaires sur le plan socioéconomique où la difficulté à dire non à l’enfant est presque impensable lors qu’il s’agit de plaisir alimentaire, et où sont souvent retrouvées les dérives suivantes :

  •  cuisine trop grasse,
  • alimentation lactofarineuse presqu’exclusive (fréquent dans les familles africaines)
  • boissons sucrées pluriquotidiennes (parfois aux dépends du lait),
  • grignotage

Il ne s’agit ni d’interdire, ni de diaboliser tel ou tel aliment, et d’éviter toute culpabilisation. Il faut s’employer à donner à tout enfant et à ses parents des repères simples et compréhensibles.

 

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